Les arrestations et harcèlements d’opposants, de militants des droits de l’homme, de migrants illégaux, sont plus que jamais la norme du régime tunisien.La bonne santé économique du pays contraste fortement avec la réalité des droits de l’homme et la situation sociale. Avec un taux de croissance soutenu de 5 % en moyenne par année, un revenu de plus de 2 100 euros par habitant, juste derrière l’Algérie (plus de 3 100 euros), la Tunisie donne l’image, dit-on, d’un « pays émergent ». Toutefois cette croissance n’est pas suffisante pour réduire les inégalités sociales et pour endiguer un taux de chômage estimé à plus de 14 %. Il frappe notamment les jeunes diplômés universitaires (17 % officiellement).La récente grève du bassin minier de Redeyef(Gafsa) soutenue par les habitants de la localité et qui a été brutalement réprimée le montre amplement. Signe encore de ces inégalités, ces 23 « haragas » disparus en mer cette semaine à bord d’une embarcation de fortune au large de Chebba (Mahdia) en tentant de rejoindre l’Italie.La question des libertés, constitue la face noire du pays et Nicolas Sarkozy ne peut l’ignorer. « La justice est aux ordres, la corruption se généralise, la torture fréquente. Le bilan du régime est désastreux. Nous ne voulons pas d’une simpllibération, comme la dernière fois (que le président français est venu - NDLR), qui fasse figure d’alibi », assure Khadija Chérif de l’Association tunisienne des femmes démocrates, quand elle a appris que Nicolas Sarkozy abordera le sujet avec le président Ben Ali.Parmi ces atteintes aux libertés : Slim Boukhri, correspondant du journal londonien en arabe Al-Quds el Arabi, a été condamné en décembre dernier à un an de prison. L’hebdomadaire Al-Mawqif, organe du Parti démocratique progressiste (PDP) a été saisi à quatre reprises depuis le début de l’année. À la suite d’une plainte en diffamation par des entreprises de distribution d’huile d’olive, il vient d’être condamné à 274 000 euros d’amende, soit une asphyxie financière assurée. En signe de protestation, deux de ses responsables, Rachid Khechana et Mongi Ellouze, sont en grève de la faim depuis samedi.cf : communisme.word press
Tsarkon a grand renfort de "mon Dieu" a assuré avoir "pleinement confiance" en son homologue tunisien. "Aujourd'hui l'espace des libertés progresse. Ce sont des signes encourageants que je veux saluer ". Quant à l'inénarrable Rama Yade, marionnette du tout puissant impuissant, elle a annulé son rendez-vous avec l'association tunisienne des femmes démocrates, sa présidente Khadija Chérif a fait simplement ce commentaire " L'explication est politique, on ne veut pas froisser le gouvernement tunisien".
Last edited by pat on Thu 1 May - 18:34; edited 1 time in total
Vas-y ! Continue à nous envoyer de la contre information, ça fait du bien à nos neurones il ne faudrait pas qu'on s'endorme. _________________ Je ne crois en rien, je préfère la pensée .
Un ami Tunisien me raconte souvent ce qui se passe dans son "beau" pays... Il dit toujours qu'en Tunisie, un habitant sur 2 est flic, ou un truc comme ça. Que chaque tunisien est à un moment donné sollicité (financièrement parfois) et corruptible : surveiller son voisin. Les délateurs sont les supérieurs hierarchiques, un simple collègue, le facteur, ou même un chauffeur de taxi ! Je ne connais pourtant ce pays que par les photos de touristes occidentaux (mes parents) prisent il y a quelques années. Une chose est sûre : le capitalisme vaut mieux que les idéaux et les valeurs. Enfin, pour . _________________ Donnez moi des points en cliquant ici !!
Ma tante qui va donner des cours de temps à autres dans ce pays là, depuis des années, a vu les choses se dégrader au fur et à mesure...
l'islamisme est aussi et surtout un mal insidieux, qui se marie fort bien au bout du compte avec le capitalisme... _________________ La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit. Oscar Wilde